21.05.2012
Brume :
La mort viendra, de toutes façons,
Alors la vie n’est qu’un passe-temps.
Nous attendons le dernier gong
Pour s’effacer dans le néant.
Nous sommes des illusions ténues
Tenants au bout d’un petit fil.
Animaux des plus incongrus
Tel un phacochère sur une île.
Nous avons créé un système
Qui ne sert que les corrompus.
Dieu est pour moi, telle une migraine,
Que jamais je n’aurais vaincue.
Et puisqu’il faudra en finir
Autant lever le voile maudit
De l’absurdité qui m’inspire,
A l’origine de cet écrit.
Nous sommes la possibilité.
Nos vies sont dans nos décisions.
C’est donc à nous de décider
Et le reste n’est qu’une illusion.
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20.05.2012
Condition :
Ce que bassesse veut,
L’humain le désire.
Animal envieux
Et si plein du pire.
Elle est le vulgaire
Sans aucune noblesse
Et pourtant si fière
De ses petites fesses.
Tous les jours, il chie,
Se fourvoie d’erreurs.
L’humain s’anoblit,
Se remplit d’honneur.
Mais il reste le même,
Animal ingrat,
Cause de ses problèmes,
De ses petits choix.
C’est le rejeton
De la nature lasse.
Enfant un peu con
Et si plein de crasses.
Nous sommes si humain,
Animal perdu,
Mais cela n’est rien,
N’apporte aucun dû.
Nous nous complaisons
Dans nos belles paroles,
Dans nos illusions,
Dans nos paraboles.
C’est du baratin,
De la poudre aux yeux.
L’humain n’est qu’un chien
Qui se prend pour dieu.
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19.05.2012
Je suis ma cause :
Je ne sens la solitude
Que quand je repense à toi.
Elle devient une certitude
Quand ton absence me tutoie.
Mes gestes n’ont plus aucun sens,
Même écrire n’est qu’un rappel.
Un rappel d’une existence
Où tu étais mon autel.
Nos chemins ont bifurqués
Pour ne plus se rencontrer.
Ma vie s’est refabriquée
Sur une toute nouvelle contrée.
Un pays qui est aride.
La passion s’y est tarie.
Je ne vis que par subside
De ces notions désappries.
Mon univers me supporte.
Je ne fais plus que passer.
Ici-bas, rien ne m’importe,
A vrai dire, j’en ai assez.
Aller vers l’autre m’indiffère
Et n’a plus vraiment de goût.
Je suis gardien d’un enfer
Habité par un seul fou.
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18.05.2012
Mort(s) et réponse(s)
Ne pouvant affronter
Nos néants respectifs,
Nous nous sommes inventés
Quelques récréatifs.
La mort nous a poussée
A créer tout un monde,
Où les plus pures beautés
Côtoient les plus immondes.
La civilisation
N’est rien que son refus.
Son inacceptation
Mène à tous les abus.
La regarder en face
Avec humilité,
Se dire qu’elle a sa place
Est l’unique vérité.
On ne vit pas pour elle.
La mort, c’est le néant.
La mort n’est pas cruelle,
Ce n’est rien qu’un instant.
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17.05.2012
Le temps des choses :
Nous n’acceptons plus
Que le temps se passe,
Qu’il soit révolu
Ou qu’il se prélasse.
C’est plus fort que nous,
Toujours plus pressé.
Le temps est écrou
Qu’il nous faut serrer.
Nous devons courir
Sans savoir vers quoi.
C’est un peu comme fuir
Mais c’est se fuir soi.
La vie se consomme
Sans discernement.
Nous ne sommes qu’une somme
De petits instants.
Nous courrons sans voir
La beauté des lieux.
C’est pour ne plus croire
Que le temps est dieu.
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16.05.2012
Rétro-viseur :
Tout me ramène à toi,
A tes yeux, ton sourire,
A nos instants de joie,
A nos éclats de rire.
Ma mémoire me trahit.
A chaque instant qui passe,
Ton souvenir surgit,
Remonte à la surface.
Je voudrais t’effacer
Mais je n’y arrive pas.
J’ai beau tout essayer,
Ton image est en moi.
Matins, midis et soirs,
En fait, à tous moments,
Tu hantes mon désespoir,
Tu accompagnes mes temps.
Ce n’est pas triste en soi,
C’est même très chaleureux.
J’assume toujours ce choix
Qui me rend malheureux.
Mais ta présence était
Et sera pour toujours
Ce qui rend si parfait
La vie et notre amour.
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15.05.2012
Gland concentré :
Que ne fait-on pas
Pour tremper son gland
Ou pour mettre « un » doigt
Dans un trou béant ?
On se prétend roi
Ou même mécréant.
Selon ce qu’elle croit
Ou qu’elle veut vraiment.
Pour tirer son coups,
Pour éjaculer,
On est prêt à tout,
A tout raconter.
A leur faire la cour,
A les écouter.
Tous ces longs discours…
…On veut juste baiser.
On en arrive même
A les supporter,
A dire qu’on les aime
Et à se marier.
Mais vu qu’elles aussi
Abusent d’artifices,
Moi, je dis ceci :
« Tous aux orifices ! »
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